Rencontre avec Magali Inguimbert – #FrenchTeamITW

3 Mar 2022 | Interview

Bienvenue à toi qui lis ces quelques lignes ! Pour l’année 2022, j’ai à cœur de vous proposer de nouvelles choses… C’est pourquoi, je vous présente la première interview avec une auteure de la French Team de chez Hugo New Romance ! Vous découvrirez tout au long de l’année des entretiens riches en découvertes avec vos auteures préférées !

Pour cette première interview, je vous propose de découvrir Magali Inguimbert, connue pour avoir écrit la duologie Si seulement et la romance Hell. Sans plus attendre, je vous laisse avec ses réponses. Anecdotes, découvertes et exclus…

etBonjour Magali ! Nous te connaissons chez Hugo New Romance depuis 2016, année de sortie de Si seulement… Mais depuis quand écris-tu ?

C’est facile comme question, j’ai commencé à écrire quand ma deuxième petite fille est née, donc en janvier 2015. Ça passe si vite !

 

Quel est le premier roman que tu as sorti en maison d’édition ? Et quelles ont été les réactions autour de toi ?

Si seulement, ce roman a eu deux vies avant, même trois. J’ai commencé à écrire sur Wattpad, en janvier 2015. Quand je l’ai terminé, il y a eu un engouement via mon Facebook personnel : toutes mes copines ont commencé à le lire, les copines de leurs copines, ça a vraiment eu un effet boule de neige. Les filles m’ont parlé de l’auto-édition, et elles n’arrêtaient pas de me dire que c’est super. J’avais lu un article justement à propos l’auto-édition où ils expliquaient que les lecteurs sont francs sur ce genre de plateforme et que lorsqu’il aiment, ils le disent et s’ils n’aiment pas, ils sont francs et le disent directement. C’est un bon moyen de savoir ce que ça vaut.

Je l’ai alors mis en auto-édition sur Amazon. J’ai fait des erreurs de débutante [rires]… Je l’avais publié alors qu’il était bourré de faute. Je ne connaissais pas le principe, j’y suis allée en tant qu’amateur. Mais ça a pris de l’ampleur, j’ai découvert des groupes de lecture que je ne connaissais pas. En fait, je ne connaissais pas cet univers. J’ai tout découvert d’un coup. J’ai passé mon temps à m’excuser pour les fautes d’orthographe, mais je ne pensais vraiment pas qu’on allait me lire.

J’ai été ensuite repérée par une maison d’édition, et comme à ce moment-là je le proposais qu’en numérique, c’était l’occasion de pouvoir le proposer en broché, donc j’ai accepté de signer chez cette maison d’édition. Il est sorti et j’en ai sorti d’autres ensuite. Quand j’ai écrit Si seulement, j’étais persuadée que personne ne le lirait, mais les lectrices ont commencé à me dire qu’elles pleuraient pendant leur lecture, et je m’en suis énormément voulu. J’ai écrit le tome 2 pour me faire pardonner, je me suis dit que je ne pouvais pas laisser les lecteurs comme ça, je m’en voulais tellement.

Au départ, les gens m’ont demandé une suite, et je me suis dit « quelle suite, c’est pas possible » (rires). À force qu’on me le demande, j’ai fini par accepter. On m’a donné différents scénarios, mais finalement je voulais l’écrire comme moi je l’entendais. Donc, quand j’ai proposé Si seulement à Hugo New Romance, je leur ai proposé d’écrire une suite. Ils m’ont dit OK, mais il fallait qu’ils soient d’accord pour les deux manuscrits. Je leur ai donc soumis les deux en même temps. Ensuite ils ont pris leur décision sur la duologie. Ils connaissaient l’historique du livre, et c’était mon idée de proposer la suite en même temps.

Ils les ont sortis à un mois d’intervalle, parce que la frustration d’attendre un an pour une suite… on connaît ! 😂

 

Est-ce que tu t’attendais aux réactions de ton entourage à propos de Seulement si ?

Non pas du tout ! En plus, je vais être honnête, quand je me suis mise à écrire, je suis allée sur Wattpad parce que j’avais lu le tome 1 de After. Je ne connaissais pas le principe des sagas où on attend 1 mois pour avoir la suite. J’avais lu à cette époque 50 nuances de Grey, les 3 tomes à la suite, et j’avais adoré ! Puis quand j’ai acheté After, je pensais avoir la suite tout de suite, mais je me suis rendu compte qu’il fallait attendre un an ! Je l’ai lu 4 fois, et puis au bout d’un moment je me suis dit bon… Je vais me mettre à écrire moi aussi, pourquoi pas. Je me suis alors inscrite sur Wattpad, et bêtement j’ai jumelé mon compte avec mon Facebook perso, donc j’ai écrit avec mon vrai nom et prénom. Avec l’engouement que ça a suscité, tout mon entourage a fini par être au courant puisque j’avais mon vrai nom et prénom !

Je suis rentrée dans cette sphère un peu naïvement, donc je ne savais pas que les auteurs prenaient un nom d’emprunt ! J’ai tout découvert en même temps et quand j’ai signé chez Hugo, je me suis dit que ça allait devenir sérieux… Je suis alors allée voir mon père et lui ai demandé si ça le dérangeait que j’écrive avec ma vraie identité : il m’a dit qu’il était très fier et m’a donné son feu vert.

Tout le monde est au courant, le prend bien et me soutien, donc c’est vraiment cool !

visuel magali inguimbert

Quel est ton rituel d’écriture ?

J’écris le soir, principalement. Parfois je peux passer des soirées devant mon écran et j’ai écrit seulement 2 phrases, et quand je vais me coucher, au moment où je m’endors, j’ai l’impression que tout vient… J’ai limite envie de me relever pour écrire. (rires) Tout se passe au moment du coucher, j’ai beaucoup d’idées à ce moment-là.

Quand j’ai envie de décrire un sentiment fort, en règle générale j’écoute de la musique. Je vais écouter des chansons comme Emeli Sandé, avec une chanson qui me berce, quelque chose qui me permet de poser des mots sur les sentiments. Un chanson qui peut me rendre moi-même vulnérable.

Quel est le livre que tu as préféré écrire ?

Celui que j’ai préféré écrire n’est plus publié ! On verra avec le temps, mais je ne pense pas le republier. Il a été publié par la première maison d’édition où j’étais et je n’étais pas spécialement pour… Mais c’était la condition pour publier Si seulement, et du coup je me suis dit que j’étais obligée… Ce livre s’appelait « Je rêve ma vie »… C’est un livre qui retraçait un moment de ma vie et j’ai imaginé que je partais vivre mon rêve. J’ai des regrets dans la vie et ce livre, je l’ai écrit pour m’imaginer une autre vie, bien sûr édulcorée et romancée mais une autre vie. J’avais vraiment l’impression que c’était moi lors de l’écriture. C’est celui que j’ai le plus aimé écrire, parce que j’ai vraiment eu l’impression de vivre la vie que je me suis empêchée de vivre. Mais c’était une super écriture ! Quand tu écris, tu le vis à travers tes personnages, et dans celui-là j’avais le sentiment que c’était moi. Il n’y avait pas de filtre, c’était moi. Je ne me mettais pas à la place d’un personnage, c’était moi…

Là j’y suis allée à fond, c’est pour cela que j’ai pris beaucoup de plaisir. Mais il ne sera sûrement pas publier. Des gens l’ont lu, ils le connaissent… Mais je suis hésitante à le republier. Je ne sais pas si ça intéresserait mais bon… Il aurait besoin de beaucoup de réécriture ! [rires] Quand j’écris une histoire, j’aime bien passer à autre chose, alors revenir dessus, je ne pense pas…

Quel est ton meilleur souvenir du Festival New Romance à Reims ?

Le meilleur souvenir, je crois que… c’est un souvenir en off. Je suis impressionnée par les gens qui peuvent venir, ils sont toujours d’une gentillesse incroyable… Mais je suis aussi impressionnée par les auteurs ! Les FNR, je les ai tous fait en tant que lectrice, et je n’ai jamais approché aucune auteure française, parce qu’il n’y a pas la barrière de la langue, alors je n’osais pas aller les voir. Et là, j’étais obligée de les voir, bien sûr !

Je suis arrivée là-bas, j’étais vraiment angoissée. Et la première personne que j’ai vue quand je suis arrivée, c’est Morgane Moncomble. Et du haut de ses 1m60, alors que je fais 1m80 (rires), elle est venue et elle m’a prise par le bras et m’a dit que tout allait bien se passer. J’ai trouvé ça formidable, je me suis rendue compte que c’est des nanas comme toi et moi, qui sont adorables, funky ! Mon premier bon souvenir off c’est le vendredi soir, lors d’une petite soirée avec les auteurs et l’équipe Hugo. Il y a toujours les dernières qui ne veulent pas partir, et j’en faisais partie, il restait Célia, Elodie Solare et Elle Seveno, et j’ai découvert des nanas juste incroyables ! On a fait que rigoler, et j’avais besoin de ça, j’étais super stressée. J’attendais beaucoup de les rencontrer et elles ont eu une main tendue vers moi tout de suite. C’est mon premier moment fort. Et le deuxième, c’est avec mes lectrices, quand elles sont venues me voir. Elles ont toutes signé mon panneau, et quand tu lèves la tête et que tu vois toujours du monde… C’est juste waouh !

C’est pour moi les deux moments forts de ce week-end ! Quand tu reviens, tu es dans un petit cocon. C’est juste dément ! Tu te demandes ce que tu as fait pour mériter tout cet amour. C’est LE moment de leur rendre hommage, comme elles le font pour ce que j’écris. C’est fabuleux et c’est à vivre une fois dans sa vie !

Quel est le dernier livre que tu as lu ?

Oh ! C’est honteux, parce que ça fait longtemps que j’ai pas lu… Je réfléchis… Je pense que c’est Verity de Colleen Hoover. J’adore tous les Colleen Hoover ! J’ai Layla à lire ! Mais je ne suis pas capable d’écrire et de lire en même temps. Je repousse mes lectures à cause de l’écriture… Ça fait des mois que je n’ai pas ouvert un bouquin ! Mais en même temps c’est problématique, puisqu’on te dit que pour améliorer ton style d’écriture il faut lire… Mais je ne lis pas, j’écris, j’écris et j’écris…

Hopeless de Colleen Hoover m’a inspiré Hell… Chaque fois que je lis un livre, ça m’inspire. Je lis essentiellement des auteures américaines. Mais je ne veux pas lire d’auteure française, pour ne pas m’inspirer de livres déjà sortis. J’ai beaucoup de respect pour leur travail, alors je ne veux pas m’inspirer de leurs écrits. Colleen Hoover ne risque pas de venir frapper à ma porte en me disant que je me suis inspirée de son livre ! (rires)

« Il y a 2 moments que je préfère : c’est écrire et choisir sa couverture ! »

Tu t’inspires de choses que tu peux lire, mais finalement comment construis-tu une histoire ?

L’inspiration me vient essentiellement des comédies romantiques. Je suis une accro à ça ! Les séries américaines ou les films m’inspirent beaucoup pour ce que j’écris. Il y a des auteures qui sont ultra organisé en termes d’écriture, et moi je suis assez bordélique à niveau… C’est-à-dire que je suis capable d’oublier le nom de mes personnages (rires) ! Maintenant je les écris ! Si on me parle d’un passage en particulier… j’avoue que souvent j’ai complètement oublié que j’avais écrit ça. J’écris, je relis lors du travail éditorial, mais une fois que c’est fini, je le relis plus, même quand il sort !

Pour moi, écrire c’est le meilleur moment…Il y a 2 moments que je préfère : c’est écrire et choisir sa couverture ! Ce sont les deux meilleurs moments dans tout le processus. Le travail éditorial, c’est pour moi le moment que je déteste le plus… Tu n’es jamais satisfait, mais c’est comme ça… Il faut l’envoyer.

On n’est jamais satisfait de son écriture, c’est un travail éternel. Heureusement que les éditrices sont là pour dire « stop, c’est bon on est sur le final ! ». Quand il est terminé, je ne retourne plus dessus.

Hell et Si seulement sont forts en émotions, est-ce une chose que tu veux, faire passer des messages ?

Si seulement, c’est celui qui m’a permis de me rendre compte qu’on pouvait faire passer un message à travers l’écriture. Je ne pensais pas forcément que c’était possible, je ne pensais pas en être capable. J’ai écrit Si seulement, pour me dire que je suis capable d’écrire une histoire du début à la fin, c’était mon challenge. Très égoïstement, je l’ai écrit de moi à moi.

Je n’essaie pas de rentrer dans les codes, j’écris pour moi. Ma façon de fonctionner, c’est écrire ce qui me donne envie pour que je puisse m’investir à fond dedans. Donc, quand j’ai écrit Si seulement, je me sentais concernée par l’histoire.  Quand j’ai écrit le dernier chapitre, j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps. J’ai pas compris quand les gens me disaient qu’ils pleuraient, moi je me suis attachée à mes personnages… Et je ne pensais pas que les lecteurs puissent s’identifier autant.

Quand ces personnes m’ont dit le message qu’elles ont perçues, j’ai réalisé que j’étais capable d’en faire passer. Quand j’ai compris que l’histoire pouvait faire passer un message, je m’en suis servie pour les suivants. Mais ce n’était pas voulu au début.

Il faut que j’accepte que les gens ressentent des émotions pendant leur lecture. J’écris comme je le ressens, comme je l’imagine, mais à aucun moment je ne pensais que ça allait toucher les gens à ce point. Je ne maîtrise pas les émotions que les lecteurs ressentent pendant leur lecture…

J’ai écrit Si seulement, pour me dire que je suis capable d’écrire une histoire du début à la fin, c’était mon challenge.

Quels sujets aimerais-tu aborder dans des prochains romans ?

Je suis quelqu’un de très ouvert d’esprit, j’aime aller à la rencontre des gens. Et j’aimerais aborder un thème en particulier : celui de la différence et le manque de tolérance… Le sujet est délicat, mais j’aimerais écrire sur la ségrégation raciale aux USA. Je suis une dingue des Etats-Unis et toutes mes histoires se passent là-bas, je pense que ce sera comme ça dans tous mes romans.  C’est vraiment quelque chose qui me plaît depuis toujours. Et je pensais écrire quelque chose qui se passe dans les années 60, une histoire entre une personne de couleur et une personne blanche de peau, juste pour faire passer un message de tolérance aujourd’hui. Je pense qu’on en a besoin et qu’on en manque encore… Je trouve ça révoltant et ça me tient à cœur. Ça fait un moment que je suis sur ce projet et ça peut un jour sortir…

J’aimerais que les gens, quand ils le lisent, ils se disent que l’amour n’a pas de couleurs, pas de religion, pas de conviction politique. Je veux qu’ils comprennent qu’on apprécie quelqu’un pour ce qu’il peut nous apporter et pas pour ce qu’il représente physiquement ou mentalement. C’est quelque chose qui me tient vraiment à cœur.

As-tu des projets en cours ? Qu’en est-il pour 2022 ?

J’écris une nouvelle histoire… Je ne sais pas pour quand ce sera, mais j’ai écrit la moitié. Je l’ai envoyée à mon éditrice, pour avoir son avis et pour savoir si c’est cohérent, si j’ai pris la bonne direction… J’attends son retour, pendant ce temps je continue à écrire quand même. Si elle valide, elle me dira pour quand ce sera… Je ne sais pas du tout ! J’aimerais beaucoup pour cette année 😊

Un grand merci à toi pour tout… As-tu un dernier mot pour tes lecteurs ?

Merci…. Je me dis toujours que les lecteurs rentrent dans une librairie, avec des milliers de livres et le fait qu’ils choisissent le mien, c’est juste énorme. C’est une chance qu’on m’a donnée, et je n’oublie personne, je remercie tout le monde qui me soutient !

Je tiens à remercier chaleureusement Magali pour le temps qu’elle m’a accordée. Merci d’avoir répondu à toutes mes questions, j’ai été ravie de te rencontrer, même « virtuellement » !

Je vous donne rendez-vous prochainement pour découvrir une interview spéciale édition… Mais chut je ne vous en dis pas plus !

Découvrir les romans de Magali Inguimbert

Si seulement – Tome 1
Découvrez ma chronique !

Seulement si – Tome 2
Découvrez ma chronique !

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Blogueuse littéraire depuis 2017, je partage ma passion pour la romance à travers ce blog et mes réseaux sociaux ! Auteure en auto-édition, j’écris des romans young adult et de la romance.

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Marion Libro

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